Invitation : empreinte carbone et placements verts … à réfléchir ensemble

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De nos jours, la préservation de l’environnement est au centre du débat public et des préoccupations de tout un chacun. C’est pourquoi il devient de plus en plus nécessaire de prendre conscience de l’impact de nos actions sur la planète, que ce soit au quotidien ou à long terme. Dans cette optique, la Caisse d’économie solidaire a récemment posé un geste très important en mesurant l’empreinte carbone de ses prêts. C’est Jean Bergevin, conseiller principal, Finance solidaire et relations internationales, qui s’est attelé à réaliser ce calcul. Il interviendra notamment sur ce sujet le 21 septembre prochain, lors de l’atelier virtuel sur les placements verts qui se déroulera à la Maison du développement durable. Rencontre avec Jean Bergevin pour en apprendre plus.

S’inscrire dans un mouvement global

La Caisse d’économie solidaire est la principale institution financière québécoise spécialisée en économie sociale et en investissement responsable. Elle réunit plus de 22 000 membres et dispose de différents points de services sur l’ensemble du Québec, y compris les villes de Montréal et Québec et dans les régions de Lanaudière, Montérégie et de l’Estrie. « Depuis quelques années, la Caisse est membre d’un réseau international d’institutions financières alternatives qui s’appelle la Global Alliance for Banking on Values. La Caisse a alors été invitée à adhérer à une initiative qui visait à mesurer  son empreinte carbone pour s’inscrire dans les objectifs de réduction mondiale dans le cadre des accords de Paris, explique Jean Bergevin. Globalement, on a fait une première démarche sur les données de 2019 et ajouté des précisions en 2020. Selon les règles internationales, il faut regarder les activités conduites en amont et en aval de l’organisation, c’est-à-dire au niveau de ses activités et de ses financements. Nous sommes arrivés à un résultat qui montre que la proportion de gaz à effet de serre (GES) émis par la Caisse se répartit à hauteur de 1 % par ses activités internes (locaux, déplacements, etc.) et 99 % au travers de ses investissements. Parmi les exemples qui seront abordés lors de l’atelier, je pense notamment au financement des maisons unifamiliales et ce qu’elles représentent en termes de GES ».

Encourager les placements verts et les actions

« Mesurer les impacts, c’est la première étape. La deuxième étape, c’est de réduire tout ça, affirme le conseiller principal. Les gens viennent confier de l’argent à leur institution financière et la Caisse utilise cet argent pour faire des financements. Si la Caisse est responsable des GES émis via ses financements, l’épargnant aussi est responsable, car la Caisse est un intermédiaire. Donc, nous sommes tous responsables. Par exemple, un membre qui se fait construire une maison, mais qui est mieux informé sur les modes de construction écoresponsables, pourrait contribuer à réduire l’émission de GES. De son côté, la Caisse peut envisager d’exclure des activités fortement émettrices en GES. On pourrait décider qu’on ne finance plus de voiture à essence ou contrebalancer avec des projets de séquestration ou d’absorption de GES. C’est un domaine nouveau et ça va se faire sur le long terme. Les bases de données devraient inclure ces éléments-là pour raffiner les données, mais surtout pour mieux suivre l’évolution de la chose ».

Pour en savoir plus sur l’atelier du 21 septembre et pour vous inscrire, vous pouvez consulter le programme en cliquant ici.

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